13-01-2015

[Gn] 40 - Le relèvement de Joseph

Genèse 40-41 par : Père Alain Dumont
Où l'on voit comment Dieu élève Joseph de la fosse à la première place dans le gouvernement de l'Égypte.
Rubrique :Joseph
Duration:20 minutes 11 secondes

Transcription du texte de la vidéo :
(Voir la vidéo : http://www.bible-tutoriel.com/message/12-le-relevement-de-joseph.html 
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Pour une citation, mentionner : © Père Alain Dumont, La Bible en Tutoriel, http://www.bible-tutoriel.com/ + titre de l'articl
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Bonjour,

39.
Nous sommes à la fin du chapitre 39 : Joseph est jeté en prison par son maître. Et d’emblée, on nous raconte que Joseph attire la bienveillance du gouverneur. Et là, Joseph fait très fort, parce que quand on est prisonnier à cette époque, on est prisonnier ! Les gardes se chargent de bien sentir la différence. Par quel miracle Joseph a pu devenir l’intendant de la prison ? Cela pourrait en tout cas s’expliquer si l’on tient le scénario du Pharaon Amenhotep II qui voulait éprouver la valeur du fils de Hapou. Rien ne nous le dit dans le texte, c’est vrai, tout simplement parce que là n’est pas l’objet du récit. Ce qui importe ici, c’est comme Joseph vit la chose. Toujours est-il qu’il met à profit cette bienveillance, et à nouveau, on nous dit qu’il réussit tout ce qu’il entreprend : il est vraiment le Juste du Ps 1 que nous avons rappelés la vidéo précédente. Et de fait :
« Le SEIGNEUR était auprès de lui », dit le récit, autant sans doute que Joseph était auprès du Seigneur, de sorte qu’il devient rapidement le maître d’œuvre au sein de la prison ; Au point que de chef de Geôle « ne regardait rien de tout ce qui lui était confié car le Seigneur faisait réussir tout ce qu’il faisait. » (Gn 39,23).
Donc on sent que ce séjour, du point de vue de l’Égypte, est vraiment là pour éprouver Joseph : s’il sait partir du plus bas et manifester sa sagacité, sa sagesse, alors il saura être un digne fils de Pharaon. Dans le fond, c’est la meilleure formation qui soit pour façonner un grand homme ! Et nous verrons que DIEU Lui-même, en Jésus, a pris le même chemin ! Que voulez-vous, c’est le chemin de la vérité. Si vous ne passez pas par là, vous ne servirez jamais que vous-mêmes ! Comme quoi la Bible est un creuset anthropologique unique dont les effets retentissent inévitablement sur la société qu’engendrent les politiques formés à la dure par la providence même de DIEU. David en saura quelque chose ! Et en l’occurrence, Joseph sauvera l’Égypte, et par l’Égypte sauvera son clan qui ne deviendra rien de moins que le Peuple de DIEU ! C’est loin d’être négligeable ! Bref.

40.

Et voici un second épisode de songes. Au ch. 37, Joseph était l’homme aux songes, dans la droite ligne de son père — souvenez-vous de Béthel —. À partir de maintenant, au ch. 40, il est l’interprète des songes, comme le sera le prophète Daniel, beaucoup plus tard, au moment de l’Exil.
Les songes, dans l’Antiquité, ne sont pas de simples reformatages nocturne du cerveau comme on l’analyse maintenant. Ils sont le lieu mystérieux d’une révélation divine. Celui qui sait interpréter les songes est reconnu comme un sage — et non plus comme un juste : vous voyez la différence, qui est plus importante qu’on ne le pense. Les nations — et donc l’Égypte —, sont très attentives à la sagesse, alors que la Torah, elle, est attentive à la justice, c’est-à-dire à la justification. La sagesse des nations se situe au niveau des valeurs ; la justice de DIEU se situe au niveau du Salut. Il est assez remarquable de ce point de vue que bien plus tard, à l’époque du Christ, un juif de culture grecque comme Philon d’Alexandrie (20 av. J.-C.-50 ap. J.-C.), présente la Torah aux grecs en la décrivant comme un trésor de sagesse. Il montre les valeurs qui y sont exaltée, et ce faisant, il séduit la culture de son époque. Et ici, par l’interprétation des songes, Joseph est présenté devant les nations comme un sage. Et un sage attire toujours l’attention des plus grands : Daniel — qui n’est d’ailleurs pas un prophète mais proprement un sage, est à la cour royale de Babylone en tant qu’on reconnaît en lui sa sagesse. Par contre, quand il prie tourné vers Jérusalem, c’est-à-dire quand il revêt son identité proprement juive, les mêmes nations veulent le tuer… C’est terrible, mais c’est la réalité de l’Exil. On retrouvera ça dans le livre d’Esther, et dans le fond tout au long de l’histoire juive en diaspora !  Ça n’a pas beaucoup changé depuis 2500 ans, et touche tout autant les chrétiens : tant qu’un chrétien est un sage selon le monde — c’est-à-dire qu’il fait tourner la roue de la consommation —, il est promu. Dès qu’il affiche qu’il est chrétien, il est descendu ! Rien de nouveau sous le soleil, dirait le Qohélet !

Donc, le passage par l’interprétation des songes est assez essentiel. Chez Putiphar, Joseph montre sa compétence. En prison, il va manifester sa sagesse qui conditionne le regard que l’Égypte — et notamment Amenhotep II — posera sur lui. D’autant que les hommes de l’Antiquité qui n’ont pas accès à la Torah, et en particulier les rois, voient dans le songe une communication surnaturelle, qui demande toujours une interprétation. À cette époque, il n’y a pas une cour royale qui n’ait pas son interprète professionnel ! Reste que là où se différencie Joseph, c’est qu’il décrypte les songes non pas comme un vulgaire acte divinatoire, mais à la lumière du dessein de DIEU sur son peuple, et donc par ricochet sur les peuples alentours.
Bref. Voici que Pharaon envoie en prison son Grand Échanson — c’est-à-dire le préposé aux boissons royales en charge en particulier de goûter le vin — et son Grand Panetier — c’est-à-dire le boulanger royal. La tradition explique qu’une mouche était tombée dans la coupe de Pharaon, et qu’il avait trouvé du gravier dans le pain. Bigre !
Toujours est-il que Joseph est alloué à leur service : que voulez-vous, ils restent des Grands de la Cour, même en prison. Et voilà qu’ils ont chacun un songe que Joseph va donc interpréter. Mais pas n’importe comment, vous vous souvenez : toujours à la lumière du dessein de Salut de DIEU vis-à-vis de son peuple. Donc, quand l’échanson parle de la vigne, Joseph, nous disent les rabbins, voit tout de suite Israël, puisque la Bible affectionne particulièrement de présenter les Fils d’Israël comme la Vigne de DIEU :
« Je veux chanter pour mon ami le chant du bien-aimé à sa vigne.
Mon ami avait une vigne sur un coteau fertile.
Il en a retourné la terre, en a retiré les pierres pour y mettre un plant de qualité.
Au milieu, il a bâti une tour de garde et il a aussi creusé un pressoir. » (Is 5,1-2)

« La vigne que tu as prise à l'Égypte, tu la replantes en chassant des nations.
Du haut des cieux, regarde et vois : visite cette vigne, protège-la,
celle qu'a plantée ta main puissante, le rejeton qui te doit sa force. » (Ps 79)
Cette vigne qui bourgeonne et qui donne son vin, ce ne peut-être qu’un bon présage pour les fils d’Israël qui pourront venir s’installer en Égypte ; donc l’interprétation est ici favorable… et pour l’échanson, et pour Israël.
En revanche, pour le panetier, ce sera moins drôle. D’abord, le ton qu’il prend, fait remarquer le Targum, est revanchard : « Moi aussi ! ». C’est le même mot, ’aPh, qu’utilise le serpent du Paradis au moment de s’adresser à la femme (Gn 3,1), ou encore Aman qui veut détruire les juifs dans le livre d’Esther (Est 5,12). « Moi aussi ! » seulement ici, les oiseaux sont de mauvais présages : ils rappellent ceux que Abraham chasse lorsque l’Alliance va être conclue en Gn 15,11 : ce sont les ennemis de l’Alliance et d’Israël. Et comme toujours, ceux qui viennent avec le mal dans le cœur voit le mal leur retomber dessus ! L’interprétation ne peut donc être que négative !
Le Panetier sera pendu pendant que l’Échanson sera rétabli en grâce. Joseph lui fait une requête : ne m’oublie pas quand tu seras auprès de Pharaon de nouveau ! Résultat, évidemment, l’Échanson l’oublie ! Mais voilà : ce n’est jamais que l’épreuve qui se poursuit : ne pas mettre son espérance dans des hommes ; en DIEU seul ! De sorte que même dans la prison la plus sombre, l’aurore reste toujours promise.

41.

Et de fait, deux ans après nous dit-on, c’est au tour de Pharaon d’avoir un songe qu’on vous raconte au ch. 41 : ce sont les fameuses 7 vaches grasses suivies des 7 vaches maigres qui sortent toute du Nil ; puis à nouveau 7 épis magnifiques sur une tige de blé tandis que 7 épis calcinés viennent les engloutir… Même scénario : Pharaon a les songes, mais pas les explications. On convoque tous les sages et les magiciens d’Égypte, mais personne n’a la clef d’interprétation.
Là, on est en train de nous raconter, à la manière de la Torah, ce que l’historiographie nous raconte de la recherche de THOUTMOSIS III : il avait les papyrus d’IMHOTEP, mais personne ne savait les lire en Égypte, raison pour laquelle Pharaon va faire venir Joseph ; et on y associe ce phénoménal miracle de l’Égypte devenue, sous AMENOPHIS II, le grenier à blé de tout le monde connu. Comment conserver le grain pendant au moins 7 ans ? Eh bien : il y aura les greniers de Joseph fabriqués à partir de la science de la pierre agglomérés et des enduis d’IMHOTEP que Joseph-Aménophis seul a su déchiffrer et adapter… Simplement, ici, tout est lié ici pour bâtir une histoire cohérente, non point au regard de l’Égypte mais au regard du dessein de DIEU.
Bref. L’Échanson se souvient enfin de celui qui a su interpréter ses propres songes — au bout de deux ans ! Là encore il y a des explications, mais cela nous entraînerait trop loin — et il rappelle Joseph à la mémoire de Pharaon qui le « fait sortir de la citerne », dit le texte. Rappelez-vous : ses frères l’avaient jetés dans une « citerne », c’est le même mot employé ! Comme si Joseph n’avait connu que la citerne depuis ses frères jusqu’à ce moment où, enfin, il en sort définitivement ! Mieux encore, par sa sagesse, sa science des enduits, il fera de ces citernes de mort des citernes de vie en irriguant toute l’Égypte. En tout cas, du côté du Pharaon, l’initiation est achevée : il est près à être introduit dans la maison royale.
On connaît la suite : Joseph décrypte les 2 songes de Pharaon. Pourquoi deux, comme pour ses propres songes à l’époque où il était avec ses frères ? Deux, dans la Bible, est le chiffre qui confirme un accomplissement en cours. Rappelez-vous : Abraham perd son fils — ou manque de le perdre au moment de la ligature — et Jacob perd son fils : il y a un rapport entre les deux, nous dit la Bible. Jacob trompe son père et est trompé par son beau-père : il y a un rapport. Juda fait perdre son fils à Jacob, mais perd à son tour les siens ; etc. Comme dit le Siracide, « les œuvres de DIEU vont deux par deux » (Si 33,15). Elles expriment en fait une seule réalité, regardée sous deux facettes différentes si vous voulez.. Donc les deux songes du Pharaon n’en font qu’un, dit Joseph au v. 25, et ils se confirment l’un l’autre : DIEU prévient Pharaon que 7 années de vaches maigre suivront 7 années de vaches grasses — c’est de cet épisode que vient l’expression en français.
Mieux encore, Joseph se permet de conseiller Pharaon sans que celui-ci ne l’y ait invité (v. 3) ! Quelle audace ! Oui, mais c’est la même audace qu’il avait avec ses frères ; simplement, elle a été travaillée par des années d’épreuves : la vente par ses propres frères, l’esclavage, les griffes de la femme prostituée, l’emprisonnement absolument injuste… Autant d’épreuves où Joseph, privé de tout, aux portes de la mort, a expérimenté dans sa chair, c’est-à-dire dans sa mémoire que rien ne pourra plus effacer, que l’essentiel ne vient que de DIEU seul ! Et Joseph ne s’est pas effondré. Au contraire ! Il est devenu le plus fort de tous, mais attention : plus fort dans l’ordre de la justice. Il est vraiment YoSePh HaTzaDiQ ; Joseph le Juste. Du coup, loin d’avoir disparue, son audace est devenue l’audace du juste ! Et c’est cette audace qui fait reconnaître à Pharaon l’Esprit de DIEU en Joseph (v. 38). Il le nomme alors comme le Premier personnage d’Égypte après lui pour prévenir le malheur.
Mais allons un peu plus loin. Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Comment dire à un Pharaon, qui est à la tête d’une économie qui tourne à plein : « Attention, tu vas être englouti par cela même qui fonde aujourd’hui ta force ! » Comme si aujourd’hui, vous alliez dire au président des États Unis qu’un jour, le système basé sur la circulation du dollar va provoquer son propre effondrement — vous savez, les fameuses « crises » — ! Parce que c’est ça que vous disent les songes : le Nil, c’est le dollar de l’époque, ou le pétrole : tout vient du Nil ! Or c’est du Nil que sorte les vaches maigres qui avalent les grasses ! Et c’est par le Nil que poussent les épis maigres et brûlés qui engloutissent les beaux épis… Comment dès lors permettre à l’Égypte de ne pas se laisser happer par ces forces destructrices qui jaillissent de sa propre source ? Il faut accueillir Joseph, et avec lui, accueillir Israël. On est en train de nous dire qu’Israël, et donc le DIEU de la Torah, Adonaï, le Maître du monde, ne demande pas aux nations de devenir juives, mais d’accueillir ; mieux : de bénir les fils d’Abraham pour apprendre d’eux comment ne pas se laisser submerger par les forces qu’elles suscitent elles-mêmes et qui, un jour, implacablement, les submergeront.
Posez-vous la question : Il y a eu Ninive, Babylone, l’Égypte, Alexandre le Grand, la Perse, l’empire romain, et j’en passe… Que reste-t-il de ces colosses aux pieds d’argile ? Rien ! Plus que des pierres que les touristes viennent prendre en photos… Et pendant ce temps, le peuple juif, le plus petit de tous les peuples dira le Dt 7,7, lui, est toujours là ! On a envoyé des armées entières contre lui, on a voulu l’exterminer, mais il est resté attaché à la Torah et au Shabbat, et DIEU n’a laissé personne le faire disparaître. Il a pris des coups, ça c’est sûr. Comme quoi vivre de la Torah, ce n’est pas être préservé des coups : comme pour Joseph, mais c’est savoir que de ces coups, on peut ressortir plus fort, plus juste, si on est fidèle à la Torah. Mieux encore : un juif n’hésitera pas à se mettre au service des nations qui l’accueillent, parce que DIEU est avec lui et que, par lui, les nations pourront elles-mêmes traverser les épreuves que le Maître du monde leur fait vivre pour grandir, elles aussi. Joseph, c’est tout ça. Un sorte de concentré d’identité juive offerte comme un taureau — c’est l’image que prendra Jacob pour parler de lui —, c’est-à-dire un signe pour toute l’histoire d’Israël qui est en train de s’ouvrir.
Et voilà les fameux versets, les v. 41-46,  dont nous avons déjà parlé :
« Pharaon parla ainsi à Joseph : “Vois : je te mets à la tête de toute l’Égypte”, et Pharaon ôta son anneau de sa main et le mit à la main de Joseph, il le revêtit d’habits de lin fin et lui mit au cou le collier d’or. Il le fit monter sur le second de ses chars et on cria devant lui : « Prosternez-vous ! ». Ainsi le mit-il à la tête de toute la terre d’Égypte. […] Pharaon appela Joseph du nom de Çaphnat Panéah. […] Et Joseph était âgé de 30 ans. » On sait qu’en réalité, ce titre lui a été donné la trentième année de service auprès de Pharaon.
Et Pharaon de lui donner une femme du nom de Asnath … Alors là naît une vraie difficulté : comment Joseph le Juste a-t-il pu accepter d’épouser une égyptienne ? C’est là que le Targum vient à notre secours, comme un témoin de la tradition orale qui s’enracine au plus loin dans la mémoire juive : Asnath est la fille de Dina, la fille de Jacob que Sichem avait violée ; Asnath que les fils de Jacob avaient envoyée en Égypte et qui avait été recueillie par Putiphar.
Ce serait trop long de vous expliquer, mais en attendant : Ouf ! Joseph a épousé une fille de Jacob ! L’honneur est sauf.
Le Juste Joseph va alors construire les greniers ; apprendre à l’Égypte, par la sagesse que DIEU avait enseignée au grand scribe, à savoir mettre de côté le grain, de sorte que lorsque tout s’effondre, lorsque le Nil même ne laisse plus sortir que des vaches maigres et des épis brûlés, l’Égypte, qui a béni Joseph, et par lui Jacob, et par Jacob, Abraham, puisse sortir victorieuse de la fatalité inscrite au cœur même de son propre système. Et c’est là que nous comprenons comment DIEU bénit le monde : en le libérant des forces de mort qui sont inscrites en lui, non pas en les écartant, mais en devenant plus fort. Voilà le secret de l’âme juive. Là où les coup mettent à bas l’homme des nations, le juif, qui prend les même coups mais tient la main de DIEU en obéissant à la Torah, lui, n’en devient que plus fort. Toute l’histoire de Joseph en est la preuve. Et toute l’histoire du Christ Jésus en sera comme la signature divine ! Vous voyez ? Tout se prépare, et quand on sait lire ces pages, elles deviennent d’une limpidité aveuglante. Il faut tenir la main de DIEU ! Et pour ça, il faut savoir se laisser conduire par Lui : scruter la Torah. Prendre le temps de prier chaque jour les Psaumes, et de s’arrêter, le Shabbat ou le dimanche, pour sortir de la fatalité d’un monde qui me rend esclave. Revenir à la source de laquelle tout dépend, car cette source est la source de la Vie. Voilà le juste. Voilà le juste au milieu des nations. Et cela n’a rien à voir avec un système politique. Cela n’a rien à voir avec l’instauration d’un royaume juif ou chrétien. Cela a à voir avec le sel de la terre, avec la lumière du monde, avec le levain dans la pâte. Car alors c’est une véritable histoire sainte qui se construit. Voilà. Tout cela, c’est Joseph. Le Juste Joseph.
Et si vous me permettez une dernière remarque : quand l’évangile vous parle du père de Jésus, le juste Joseph, par pitié, n’en faites pas une sorte de faire-valoir de Marie et de son fils. C’est au contraire toute la Justice d’Israël qui est ici désignée comme Maître de la Torah pour le Messie. Joseph, le père de Jésus, est ce fils d’Abraham qui recueille en lui toute la puissance de la Torah, depuis les Patriarches, pour la transmettre à celui qui sera le Sauveur du monde. DIEU Lui-même qui se met à l’école d’Israël. Quel paradoxe ! Quel mystère abyssal !
Mais revenons à Joseph. L’histoire se poursuit : dès le ch. suivant reparaissent ses frères de sang. Comment Joseph va-t-il réagir ?
C’est ce que nous verrons la prochaine fois.
Je vous remercie.
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