Tout a commencé par le relèvement de Jésus d'entre les morts, trois jours après sa passion. Mais est-ce crédible ? Peut-on se fier au témoignage des premiers disciples ? Comment cette foi en la résurrection de Jésus a-t-elle pu séduire des milliards d'êtres humains au point de s'attacher coûte que coûte à la figure de Jésus ?
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PLAN :
– La résurrection du Christ est-elle crédible ?
– La résurrection du Christ = un formidable élan d’espérance
– Qu’est-ce que le péché ?
– Pourquoi la mort n’a-t-elle pas retenu Jésus ?
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Citation : mentionner : © Père Alain Dumont, La Bible en Tutoriel, http://www.bible-tutoriel.com/ + titre de l'article
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Bonjour,
Nous allons parler aujourd’hui du moment où dans le fond, tout a commencé en matière de « christianisme », à savoir l’événement fondateur qu’on nomme la RÉSURRECTION. Alors on va y aller progressivement.
D’abord, posons-nous la question : « QUE S’EST-IL PASSÉ ? »
Eh bien à vrai dire, pour être honnête, on n’en sait trop rien ! Pour le dire rapidement, des récits rapportent qu'il y a environ 2 millénaires, un jeune rabbi — un rabbi est un Maître dans l’art de scruter et de transmettre la ToRaH de Moïse, le texte fondateur du peuple Juif — ; un jeune rabbi, donc, a vécu une trentaine d’années en Palestine avant de mourir crucifié par les Romains ; en soi, rien de tellement particulier pour l’époque, sauf que trois jours après sa mort, quelques-uns de ses disciples ont trouvé son tombeau vide et l’ont vu vivant, lui Jésus, en chair et en os ; ils l’ont non seulement vu, mais ils l’ont touché, ils lui ont parlé et ils ont même mangé avec lui. Inutile de vous dire que ce genre d’aventure est plutôt perturbante !
• LA RÉSURRECTION DU CHRIST EST-ELLE CRÉDIBLE ?
Alors déjà, on peut se poser la question : « EST-CE QUE C’EST VRAI TOUTE CETTE HISTOIRE ? » À quoi on pourrait d’ailleurs simplement rétorquer : « Et pourquoi est-ce que ça ne le serait pas ? » Pourquoi postuler a priori un mensonge ? Ça, c’est très français comme réaction ! C’est le vieux réflexe du Siècle des Lumières qui ne rêve dès le début que d’ « en finir avec le christianisme », comme dit Michel Onfray — encore lui. Michel Onfray qui, par ailleurs, a remis au goût du jour les théories vieilles de plus de 100 ans, toutes abandonnées aujourd’hui, selon lesquelles Jésus ne serait qu’une légende. La réfutation est assez simple, je vous ai mis un lien vers un article facile à lire sur la question si ça vous intéresse.
Ceci dit, si avec toute la communauté scientifique internationale, on peut affirmer que l’existence du rabbi Jésus n’est pas une légende, on ne peut pas non plus se contenter de ça : une chose est de soutenir, sources à l’appui, que Jésus a existé ; autre chose qu’il est ressuscité d’entre les morts ! Du coup il faut s’interroger : quelles sont les données qui attestent que quelque chose de cet ordre s’est effectivement passé ? On pourrait en compter au moins 4 :
1er point : Le fait que Jésus ait vraiment vécu et soit mort crucifié est certes raconté dans les Évangiles, mais pas uniquement. Des sources juives et romaines de l’époque en parlent aussi, alors qu’a priori, elles ne sont pas favorables au christianisme. Si on n’avait pas de telles sources extérieures, on pourrait effectivement parler d’une “invention” chrétienne ; et dès les premiers temps, les juifs auraient pu rétorquer : votre Jésus, on ne l’a jamais vu, c’est de la pure invention, une pure légende. Or tout au contraire, ces sources extérieures au christianisme attestent que Jésus était un Juif reconnu, qu’il a bel et bien été mis en croix et qu’il est vraiment mort. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui encore, si les Juifs réfutent l’interprétation chrétienne de l’identité divine de Jésus, ils ne contestent nullement son existence humaine ni sa fin tragique.
2e point : Le tombeau de Jésus a vraiment été retrouvé VIDE alors même qu’il était gardé par des soldats romains : ce fait est attesté évidemment par les évangiles mais aussi par les sources juives, donc à nouveau extérieures au christianisme. La rumeur juive a même fait courir le bruit que les disciples étaient venus enlever le corps, ce qui montre bien que le tombeau a été retrouvé vide au matin du dimanche, sans quoi l’affaire aurait été classée sans suite !
3e point : Non seulement les disciples affirment que Jésus leur est apparu vivant après sa mort, suite de quoi ils ont cru au message de la Résurrection, mais surtout cet événement a complètement bouleversé leur vie en matière de charité ! Ils ont TOUS changé de vie ; ils se sont fait les serviteurs de leurs frères et sœurs au nom de Jésus ! Or on ne change pas de vie dans ce sens-là sur la base d’un mensonge ! On peut mentir pour devenir plus riche mais personne ne fait le choix de la charité sur la base d’un mensonge !
4e point : Plus encore — et je vous avoue que pour moi c’est un argument majeur — les témoins de la Résurrection de Jésus ont tous préféré MOURIR MARTYRS plutôt que d’admettre que l’annonce de sa mort et de sa résurrection aurait relevé d’un mensonge organisé. Il ne s’agissait pas pour eux de relayer simplement une « croyance », une rumeur : ils sont morts POUR TÉMOIGNER du fait irrécusable qu’ils avaient vu, entendu, touché ce fameux Jésus non seulement avant mais surtout APRÈS sa mort en croix !
Impossible par ailleurs de parler d’une simple hallucination de la part d’un groupe qui se serait auto-persuadé que Jésus allait ressusciter. Deux raisons à ça :
Premièrement, chaque fois que Jésus a parlé à ses disciples de sa résurrection, ils n’ont RIEN compris de ce qu’il leur disait. C’est avoué en toutes lettres dans les évangiles ! D’ailleurs, quand les femmes viendront leur annoncer qu’elles ont trouvé le tombeau de Jésus vide, ils ne les croiront pas. Donc ils n’étaient pas dans les conditions psychologiques favorables à une hallucination de cet ordre.
Par ailleurs, Jésus ne s’est pas manifesté qu’aux seuls disciples : il s’est aussi manifesté à ses adversaires les plus farouches, comme par exemple Paul ! En voilà un autre qu’on ne peut pas soupçonner d’avoir été dans des conditions favorables à une telle hallucination. Et lui aussi préférera mourir plutôt que de renier l’évangile de la résurrection du Christ.
Donc non, décidément, je n’arrive pas à me convaincre qu’on puisse mourir pour un fake, pour une contrefaçon, pour une légende qu’on aurait soi-même élaborée — à moins qu’on soit désaxé et sujet à des délires, ce qui peut arriver, mais pas des CENTAINES de disciples en même temps, en divers lieux et à divers moments tous aussi improbables les uns que les autres ! C’est juste impossible.
On pourrait encore imaginer un groupe qui aurait décidé de fonder une secte dont ils auraient été les gourous, sauf que les disciples, encore une fois, ne vont pas s’enrichir ! Même leurs ennemis les plus farouches ne leur reprochent pas de s’engraisser sur le dos de leurs adeptes alors que l’argument aurait été tellement facile si ça avait été le cas ! Donc les apôtres n’ont pas exploité les gens qui les ont rejoints ; au contraire, comme on l’a déjà dit, sur le commandement même de Jésus, ils s’en sont fait les SERVITEURS : « Vous le savez : les chefs des nations les commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur ; et celui qui veut être parmi vous le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. » (Mt 20,25-28)
C’est précisément cette liberté par rapport à l’argent comme à toute soif de pouvoir qui va leur permettre d’obéir à l’inspiration de l’Esprit de DIEU jusqu’à partir annoncer l’évangile sur toutes les routes de l’empire romain ! Et DIEU sait si une telle mission itinérante n’était pas sans dangers ! Combien de fois Paul rapporte qu’il a été battu, jeté en prison, lapidé même et laissé pour mort ; pris dans la tempête en Méditerranée ; qu’il s’est retrouvé dans des situations inextricables où il a plusieurs fois failli mourir ; sans compter les sarcasmes après avoir annoncé la résurrection de Jésus sur l’Aréopage d’Athènes ! On pense à Pierre crucifié la tête en bas à Rome ; à Étienne, lapidé à Jérusalem, etc. Et ils auraient subi tout ça en sachant qu’ils ne colportaient qu’un mensonge ? Allons donc ! Encore une fois, le fait que TOUS vont préférer mourir plutôt que d’avouer sous la torture avoir créé une légende de toutes pièces ; ce seul fait vérifie dans la CHAIR l’authenticité de leur témoignage. Tout ça mis ensemble fait que la seule explication RAISONNABLE est que Jésus s’est bel et bien relevé d’entre les morts, si mystérieux que ça puisse paraître.
Vraiment, objectivement, CHARNELLEMENT parlant, l’événement de la Résurrection de Jésus, de son relèvement d’entre les morts après avoir été crucifié, est raisonnablement CRÉDIBLE, quand bien même la raison ne saisisse pas d’emblée ce qui a pu se produire. Le « Comment ça a pu se faire » nous échappe absolument, et alors ? Il y a un tas de choses dont le mode opératoire échappe à la raison mais que nous croyons simplement sur la parole de ceux qui attestent qu’ils disent la vérité : un couple qui s’aime, c’est quoi le mode opératoire ? Quelqu’un qui vous dit qu’il a fait l’expérience de mort imminente, c’est quoi le mode opératoire ? Une personne qui revient de Lourdes guérie miraculeusement, c’est quoi le mode opératoire ? Alors il y en aura toujours certains qui n’y croiront pas, et en général, ils font la tête, jusqu’à être agressifs, au nom de leur raison raisonnante qui, décidément, est mauvaise perdante ! Mais celui qui a été guéri ; celui qui est revenu à la vie, et même celui qui est amoureux, eux, ils chantent et ils dansent ! Et surtout ils changent de vie ! Et là, il devient RAISONNABLE d’abdiquer le fantasme de tout vouloir analyser, ET ALORS ? Certes la résurrection échappe totalement à la raison dans son mode opératoire mais néanmoins, au vu des sources de l’époque et du changement de vie que son annonce a provoqué comme une traînée de poudre dans le monde tant occidental qu’oriental, elle reste parfaitement et RAISONNABLEMENT crédible dans les FAITS !
• LA RÉSURRECTION DU CHRIST = UN FORMIDABLE ÉLAN D’ESPÉRANCE
Ceci dit, est-ce que ça signifie qu’il n’y a rien à comprendre de cette Résurrection ? Non, bien au contraire : paradoxalement, la Résurrection du Christ Jésus ÉCLAIRE la raison une fois que celle-ci accepte d’abdiquer la tyrannie de sa toute-puissance. Et surtout, j’ai envie de dire, elle empêche la raison de tomber dans un vortex de désespérance morbide qui ne cesse de la tirer vers le bas, vers le néant et vers une colère qui est le plus souvent une colère bien bourgeoise et très orgueilleuse, ce qui fait qu’on ne peut rien en faire ! La résurrection de Jésus, elle, maintient le regard fixé sur un horizon de vie qui ne cesse à l’inverse de TIRER VERS LE HAUT. Toute la Bible n’est qu’une magnifique et gigantesque entreprise de TIRER UN PEUPLE ENTIER VERS LE HAUT et qui témoigne d’un DIEU qui CROIT EN L’HOMME et qui va tout mettre en œuvre pour lui faire prendre un chemin D’ÉLÉVATION. Et pour ça, DIEU Lui-même, DIEU EN PERSONNE va se mouiller ! DIEU EN PERSONNE va entrer dans sa création — c’est ce qu’on appelle le mystère de l’INCARNATION : DIEU se fait CHAIR — pour traverser la mort avec nous et nous entraîner de l’autre côté de ce tunnel. Ça paraît fou, et pourtant, cet élan a suscité des milliards de conversions, des milliards d’élévations toutes humbles, cachées dans les coins du monde les plus reculés mais qui a fait se lever un peuple formidable et qui a fait se lever surtout une compréhension du cœur de l’homme bouleversante : non, contrairement à ce que dira Thomas Hobbes qui est à la racine de toute la pensée contemporaine, en particulier la pensée politique : non, l’homme n’est pas qu’un loup pour l’homme ! Il est capable des actes de vie les plus fantastiques, il est capable de DONNER SA VIE, à condition qu’on l’éclaire et qu’on lui donne l’espérance nécessaire pour qu’il déploie en lui ce qu’il a de meilleur à offrir.
Et pour ça, nous dit la Bible, il faut suivre Jésus et nous exercer à implanter dans notre existence la CHARITÉ, cet AMOUR CHARNEL qui ne se paye pas d’idées mais prend toujours CHARNELLEMENT, concrètement la route VERS L’AUTRE, vers le FRÈRE, la SŒUR qui marchent avec nous sur ce chemin de VIE. Un chemin sur lequel DIEU LUI-MÊME est venu nous rejoindre en Jésus pour faire de nous — ça c’est très étrange — ses frères et sœurs ! Nous sommes les frères et les sœurs de DIEU en Jésus ; Jésus qui nous présente à son PÈRE ÉTERNEL qui nous adopte comme ses propres enfants ! C’est époustouflant ! On n’a pas fini d’en parler tellement cette trajectoire FOI est porteuse d’espérance.
Maintenant, il faut bien admettre que la chose n’est pas si simple. Et de ce point de vue là, c’est vrai que la Bible elle-même interroge dès les tout premiers chapitres : Entre l’homme et la femme, les relations devraient être belles, et pourtant, elles sont difficiles… Pourquoi ? Entre frères, la relation devrait être solide, et pourtant elle n’est faite que d’affrontements, parfois jusqu’à la mort… Pourquoi ? Et entre peuples, on devrait pouvoir s’entendre et pourtant, c’est la guerre sur toutes les frontières… Pourquoi ? Alors on reviendra sur toutes ces questions, mais disons déjà que la réponse surprenante du DIEU de la Bible, c’est la RÉSURRECTION, c’est-à-dire le CHOIX DE LA VIE contre celui de la MORT, de sorte que grâce à ce CHOIX DE LA FOI, la mort puisse être VAINCUE ! Et là vous m’avez bien entendu : il s’agit d’une VICTOIRE ; or qui dit victoire dit COMBAT. Ça, c’est le revers de la médaille : la FOI chrétienne n’est pas l’affirmation naïve que « Tout le monde est beau, tout le monde il est gentil », comme disait Jean Yanne. Non : il y a une réalité étrange parce que, pour le coup, complètement déraisonnable et que la Bible appelle le PÉCHÉ. Et là, il nous faut en dire quelques mots.
QU’EST-CE QUE LE PÉCHÉ ?
Qu’est-ce que le PÉCHÉ ? Alors là, il faut d’abord sortir de tout ce que les caricatures étrangères tant au christianisme qu’au judaïsme, ont pu déverser dans la mémoire collective ! Le péché n’a rien à voir avec la “faute morale” façon Emmanuel Kant — un philosophe allemand du XVIIIe siècle, d’une intelligence fascinante, certes, mais compliquée à l’extrême — Le péché, donc, n’a rien à voir avec la “faute morale” façon Emmanuel Kant dans laquelle la pensée actuelle l’enferme en l’accusant d’être à l’origine de toutes les culpabilités de l’univers ! J’ose même affirmer que revenir à la notion de PÉCHÉ LIBÈRE de la culpabilité morale pure que KANT a imposé à la pensée moderne.
Pour le dire rapidement, le péché dans la Bible désigne un ACTE DE DÉSOBÉISSANCE à la Loi de VIE, c’est-à-dire la LOI qui donne la VIE, la LOI par laquelle ON donne la vie. Dit autrement, le PÉCHÉ est un acte qui donne la mort en désobéissance consciente ou nom avec la Loi de la VIE. Dit autrement, le PÉCHÉ est un acte de FERMETURE À DIEU ET À LA VIE. Et donner la mort, ça n’est pas seulement commettre un meurtre : on sait tous qu’on peut tuer quelqu’un simplement avec des mots, le fameux « “TU” qui tue » ! Mais il y a aussi le vol, la tromperie, le mensonge etc. De tout ça, DIEU nous COMMANDE de nous garder, et c’est pour notre secours qu’est ainsi donnée cette fameuse LOI DE VIE. Alors on reviendra sur tout ça. Ce qui nous importe aujourd’hui, c’est de bien comprendre que, pour la Bible — et c’est loin d’être idiot —, tout acte qui donne la mort — tout PÉCHÉ donc — est un acte qui nous attache à la mort, qui nous y enchaîne de sorte que si l’on n’y prend pas garde, quand elle survient pour de bon, elle nous gardera en elle ! Elle se trouve pour ainsi dire dans son élément ; elle trouve des points d’accroche et elle s’agrippe au pécheur pour le retenir en elle ! Un peu comme une bande VELCRO, si vous voulez : le velours représente le péché ; les crochets représentent la mort. Or le rôle du velours, c’est précisément que les crochets puissent s’y agripper ! Plus il y a de velours, plus le VELCRO tient jusqu’à supporter des poids hallucinants ! Eh bien : on a là une image assez suggestive de la manière dont nous donnons à la mort la capacité de nous retenir en nous accrochant : le pécheur, à cause du “velours” que sécrètent en lui les actes de mort qu’il pose, offre aux crochets de la mort la prise la plus efficace qui soit ! Dès lors, quand la mort survient, elle GARDE le pécheur prisonnier dans ses crochets, dans ses « griffes », comme on dit !
POURQUOI LA MORT N’A-T-ELLE PAS RETENU JÉSUS ?
Maintenant, on a suffisamment de clefs pour comprendre pourquoi la mort n’a pas retenu Jésus. Que s’est-il passé ? Rappelons-nous : la mort l’a saisi sur la Croix, mais voilà qu’il est apparu VIVANT à ses disciples trois jours plus tard — on verra la fois prochaine dans quelles conditions ! Donc on se pose la question : qu’est-ce que ça peut vouloir dire, sinon que précisément, dans toute sa vie, AUCUN des actes de Jésus n’a eu de rapport à la mort ? CHACUN de ses actes donnait LA VIE ! Dit autrement, Jésus n’a commis AUCUN PÉCHÉ. La mort l’a certes saisi, mais elle n’a pas su le retenir pour la raison, dit la Bible, que Jésus n’avait aucune accointance avec elle ; aucun “velours” — pour garder cette image — qui aurait donné la possibilité à la mort de l’accrocher !
Ce qui ne signifie pas qu’il n’a fait aucune faute morale — encore que ce soit le cas, mais ce n’est pas ça qui importe. Ça signifie qu’il a OBÉI À TOUS LES COMMANDEMENTS DE DIEU, inscrits dans la ToRaH, c’est-à-dire sur la Loi et l’Enseignement de Moïse : Jésus, encore une fois, n’a été qu’OUVERTURE à la VIE de DIEU qu’il appelait son PÈRE. Il ne « croyait » pas en DIEU : il VIVAIT DIEU au point de Lui obéir en tous points — et je vous rappelle que les commandements de DIEU n’ont rien d’arbitraire : ce sont des commandements DE VIE, des commandements qui DONNENT LA VIE ! Donc Jésus était absolument PUR, SANS PÉCHÉ. « Pur », ici, est à comprendre comme un produit chimique est pur : il n’est contaminé par aucune autre substance comme Jésus n’a été contaminé par aucun acte mortifère.
Du coup, redisons-le : quand la mort survient alors qu’il est sur la Croix, elle le saisit, certes, mais elle ne trouve aucun point d’attache pour le garder en elle et trois jours après, un dimanche matin donc, Le voilà qui se relève d’entre les morts ! C’est ce qu’on appelle la RÉSURRECTION qui est comme un RÉVEIL du sommeil de la mort, disent les textes anciens. Alors on précisera la prochaine fois ce que ça veut dire, parce que les disciples n’ont pas été au bout de leurs surprises ! Mais déjà, essayez de vous ouvrir à ce mystère qui est un formidable horizon d’espérance : la mort ne sait pas garder en elle ceux qui ne lui donnent pas de substrat où ses crochets pourraient s’agripper ! Et mieux encore : si jamais nous posons des actes de mort, si nous « commettons des péchés » comme on dit, le PARDON peut nous en purifier ! Alors on reviendra sur cette notion, mais déjà notez-la et ne vous dites pas trop vite que c’est naïf ou que c’est trop facile ! C’est un vrai choix de vie, qui a ni plus ni moins que TRANSFORMÉ LE MONDE ! Il serait donc imprudent de le négliger.
En tout cas, quoi qu’il en soit, le but de cet entretien est bien de nous faire entrer dans la dynamique qu’a engendrée la Résurrection du Christ, sur laquelle nous reviendrons la prochaine fois parce qu’il y a encore bien des choses splendides à découvrir ! Je vous souhaite un bon partage avec votre accompagnateur. Que le Christ Jésus vous garde en sa bénédiction.
Je vous remercie.
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