27-09-2017

[Nb] 26 - YHWH est fidèle !

Numbers 15:1-16 par : le père Alain Dumont
Attention : la référence à la fin de la vidéo n’est pas 2Pi 3,15 mais 1Pi 3,15.

Après le récit du refus du peuple d’entrer en Terre Promise, voilà que le livre en revient à des prescriptions rituelles dont la portée pourrait bien surprendre les chrétiens !
Duration:21 minutes 18 secondes
Transcription du texte de la vidéo :
(Voir la vidéo : http://www.bible-tutoriel.com/message/nb-26-yhwh-est-fidele.html)
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Citation : mentionner : © Père Alain Dumont, La Bible en Tutoriel, http://www.bible-tutoriel.com/ + titre de l'article
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Bonjour,

Nous avançons dans notre lecture du livre des nombres. Nous sommes arrivés au ch. 15 et voilà qu’à nouveau, on revient aux prescriptions sacerdotales concernant la vie cultuelle. Non seulement çà, mais on est un peu surpris d’entendre YHWH reprendre au v. 2 un discours qu’on aurait cru obsolète depuis le refus du peuple d’entrer en Terre Promise : « Quand vous serez entrés dans la terre où vous habiterez et que Je vous donne… » (Nb 15,2). Ah bon ? Mais ils viennent juste de dire qu’ils ne voulaient pas, qu’ils avaient peur, et c’est précisément pour ça qu’ils retournent dans le désert ! Alors les grands universitaires s’en sortent en disant qu’on a là une autre tradition, qu’il ne faut pas lire ces chapitres comme s’ils étaient chronologiques, etc. D’accord : on vient d’ailleurs de dire qu’on changeait de tradition rédactionnelle. Sauf que ces textes sont tout de même donnés à lire chronologiquement qu’on le veuille ou non ; et une vraie lecture de la ToRaH ne consiste pas à botter en touche en invoquant la stylistique mais à s’attacher à trouver le sens de ce qui surprend, parce que si ça nous surprend, si ça nous choque, c’est toujours le signe qu’il faut s’arrêter sur ce passage. D’une certaine manière, les aspérités du texte biblique sont voulues, comme si YHWH nous disait de manière voilée : « Fais attention LÀ ! Qu’est-ce qui se passe LÀ en profondeur ? Arrête ta course pour arriver à la fin du livre ! Ça n’est pas un roman : c’est une course au trésor avec des balises, des indices, des épreuves à franchir ! » Donc si le texte nous donne l’impression de revenir en arrière ou de ne pas être à sa place dans une logique rationnelle, c’est qu’il y a une chose ou l’autre sur laquelle la ToRaH veut attirer notre attention à ce moment-LÀ du récit ! Ni avant, ni après !

Alors qu’est-ce que le texte nous dit ? Il nous dit que YHWH est fidèle, tout simplement ! Ok, il y a eu le refus, mais encore une fois, la question n’est pas que cette génération du désert entre ou pas. La question est que LE PEUPLE entre dans la Terre que YHWH a juré à ses pères de lui donner ; or le peuple, ce sont TOUTES LES GÉNÉRATIONS confondues des BeNé YiSeRâ’éL, des fils d’Israël ; étendu par Jésus à TOUTES LES GÉNÉRATIONS des  BeNé AVeRâHâM, des fils d’Abraham ! Jusqu’à aujourd’hui ! Ce que nous dit le texte, c’est que le péché n’a pas le pouvoir d’altérer la volonté divine qui est — Allez : one more time, bis repetita — la liberté de sa création en vue de la rencontre pour les Noces Éternelles. Tout au plus le péché retardera-t-il l’échéance du projet divin, encore que ce retard ne soit long que pour l’homme. C’est comme pour les parents d’un jeune enfant : le jeune enfant est pressé de grandir, de devenir adulte et le temps lui semble interminable alors que les parents, eux, diront toujours une fois qu’il a grandi, qu’ils n’ont pas vu le temps passer… malgré toutes les bêtises qu’il a pu accumuler. Toutes les religions autres que bibliques élaborent des divinités à la mesure des hommes, mais la Bible, elle, a pour ambition de faire l’homme à la mesure de DIEU, ça n’est pas la même chose ! De ce point de vue, elle s’oppose même à l’Islam, tout monothéiste qu’il soit : dans la mesure où le Dieu biblique est abandonné, toute idée de rencontre avec le divin est une obscénité pour un musulman dont l’horizon est réduit à mesure humaine. Ça ne veut pas dire que des musulmans ne peuvent pas être des justes parmi les nations — Charles de Foucauld l’a bien dit —, mais toute cette dynamique d’élévation du genre humain jusqu’à s’unir à DIEU leur est inconcevable, quand elle ne leur est pas insupportable. Donc pour en revenir à notre v. 2, que ce ne soit pas cette génération qui entre mais ses enfants, l’important, c’est que le peuple entre en Terre Promise. Au demeurant, si les enfants entrent, c’est que leurs parents ont tenu leur rôle en transmettant cette soif de la Terre, cette soif de la vraie LIBERTÉ à laquelle conduit l’obéissance à YHWH et à sa ToRaH. Donc d’accord, cette génération ne rentre pas, mais ça ne veut pas dire non plus qu’elle baisse les bras : le cadre de la ToRaH est clair, notamment en ce qui concerne les bénédictions et les malédictions de l’Alliance à la fin du Lévitique. Certes les Fils d’Israël ont “mal joué” ce coup-ci pour ainsi dire, mais ils ne sont pas sortis du cadre pour autant grâce à l’INTERCESSION DE MOÏSE. Donc ils vivent la sanction de Lv 26, v. 27 à 33, manière de nous dire : « Vous avez cru que YHWH plaisantait ? Ah mais non ! » Maintenant, si on sait que YHWH ne plaisante pas pour les malédictions dans l’Alliance, c’est donc qu’il ne plaisante pas non plus pour les bénédictions ! OUF ! On peut donc TOUT espérer ! On a là le nerf de toute la foi d’Israël : l’ESPÉRANCE. Et quand vous êtes en Exil et que vous entendez ces paroles proclamées, alors l’ESPÉRANCE ne faiblit pas même dans les pires adversités.

Alors avec tout ça, quand l’entrée sera donc effective — sous entendu pour la génération qui suivra —, il faudra poursuivre les Offrandes, les QâRBeNîM, pluriel de QâRBâN, mais cette fois, on va prendre en compte le fait qu’on sera sur la terre de KaNa“aN, avec des populations qui vivront au milieu des Fils d’Israël. C’est ce qui fait la différence avec les prescriptions du Lévitique. Mais il y a autre chose de nouveau qui intervient ici : à savoir l’association des oblations — MiNH.âH, les oblations de farines, de pain ou de galettes — à des libations de vin — YaYiN NèSèKh. Alors il y a bien eu par-ci par-là quelques mentions de libations, mais le plus souvent il s’agit de libations d’huile ; les libations de vin n’ont été évoquées qu’une ou deux fois, alors qu’ici est établi un barème cohérent qui ressemble plus à une tarification qu’à un rituel proprement dit. On retrouve le même genre de tarification dans tout le pourtour méditerranée de la haute Antiquité. Et sans doute est-ce là une pratique très ancienne : par exemple, on nous dit que H.aNNaH, la mère de SheMOu‘èL, Samuel, suite au vœu qu’elle avait fait de consacrer son fils à YHWH monte au sanctuaire de Silo — Jérusalem n’existait pas à l’époque — en apportant trois taureaux, une mesure de farine et une outre de vin ; c’est en 1S, ch. 1, v. 24. Peu après dans le même livre, on nous présentera le roi Sha‘OuL rencontrant trois hommes qui montent vers Dieu à Bethel, l’un portant trois chevreaux, l’autre trois miches de pain et le troisième une outre de vin ; Plus tard, le prophète Osée parle de libations de vin au ch. 9 de son livre, mais aussi Ézéchiel, Esdras, etc. Sans parler du grand passage qui évoque l’offrande du roi MaLKî-TsèDèQ, en Gn ch. 14, faite de pain et de vin. Donc la pratique de libation de vin associée à l’oblation de pain paraît ancienne et bien attestée.

Ceci dit, quel est le sens de ces libations de vin dans la ToRaH ? Eh bien il semble qu’on puisse associer le vin comme étant le « sang des raisins », pour reprendre l’expression de Jacob en Gn ch. 49 dans la bénédiction de son fils Juda ; ce sang végétal est donc associé à l’Offrande végétale, de la même manière que le sang de l’animal est versé sur ou autour de l’Autel des Offrandes. On a un écho de cette signification au ch. 50 du Siracide à propos de ShîMoN, un prestigieux Grand-Prêtre qui est resté dans les mémoires de son peuple, deux siècles avant J.-C. : « Tandis qu’il achevait l’office sur les autels, pour embellir l’Offrande du Très-Haut Tout-Puissant, il étendait la main sur la coupe et faisait la libation du sang du raisin, il la versait sur les bases de l’autel, parfum apaisant pour le Très-Haut, le Roi suprême. Alors les fils de ‘AHaRoN poussaient des cris, sonnaient de leurs trompettes de métal battu et faisaient entendre un grand bruit en mémorial devant le Très-Haut ! Alors tout le peuple à la fois s’empressait et tombait la face contre terre pour adorer son Seigneur, le Tout-Puissant, le Dieu Très-Haut. » (Si 50,14-17) Vous voyez ? Pour la ToRaH, la question n’est pas d’offrir un sacrifice sanglant pour apaiser ou pour nourrir la divinité comme on le trouve partout ailleurs : il s’agit de faire monter toute la création vers YHWH en prenant soin de recueillir ce qui en porte la vie, à savoir le sang des animaux pour le règne animal et le sang du raisin pour le règne végétal ; le tout, ajoutent les rabbins, sur l’autel de pierre pour signifier le monde minéral. Ainsi, les trois dimensions de la création visible, à savoir le monde minéral, le monde végétal et le monde animal sont présentes pour être élevé vers YHWH en prémice de l’union nuptiale que l’offrande symbolise.

Du coup, on comprend beaucoup mieux l’interprétation chrétienne de la passion du Christ comme une Offrande : tous les éléments y sont, à savoir le sacrifice sanglant du Christ en Croix qui verse son sang — le sang de l’agneau — sur l’autel de la croix en Montée, en Offrande pour les manquements et pour les délits comme en sacrifice de paix ; mais au moment où Jésus entre dans cette offrande de Lui-même au moment du dernier repas avec ses disciples, par quoi cette offrande va-t-elle être marquée ? Par une oblation de farine sous forme de galettes et par une libation de vin ! De sorte que chaque fois que cette oblation est pratiquée par les chrétiens, c’est toujours EN MÉMOIRE de l’élévation du Christ vers son Père, opérée dans cette offrande unique sur la croix comme l’Agneau de Dieu qui accomplit en lui tout ce que les sacrifices de la ToRaH visent à opérer sans néanmoins pouvoir aller jusqu’au bout de cette signification : c’est ce que dira clairement l’épître aux Hébreux. Alors vous me direz : le vin du dernier repas de Jésus n’est pas répandu ! Certes, mais il se trouve que tout le vin des libations ne l’étaient pas non plus… Le fait d’avoir été versé en faisait une sorte de « vin consacré » pour ainsi dire, qu’on ne pouvait donc pas boire comme n’importe quel autre vin — encore que dans l’Antiquité, la chose n’a pas dû être si facilement règlementée puisque le mot « libation » en est venu à désigner des beuveries. Mais quoi qu’il en soit, on n’est pas dans ce cas de figure avec le dernier repas du Christ. Le pain offert par Jésus peut tout à fait être compris comme un pain d’oblation et le vin comme un vin de libation, l’un et l’autre ASSOCIÉS à l’offrande de l’Agneau de Dieu de la même manière que les oblations de farine et les libations de vins étaient associées aux offrandes du sanctuaire ; le tout composant UNE SEULE et même OFFRANDE : celle de la Création entraînée dans la dynamique d’élévation qui doit la mener à la rencontre Nuptiale avec le Créateur. Or au cœur de cette création, les chrétiens sont appelés à vivre cette élévation de manière particulière à la suite du Christ qui mène à son accomplissement ce que les sacrifice de la ToRaH portaient en GERME : aux Chrétiens donc de faire de leur propre vie une LIBATION qui les ASSOCIE à l’Offrande du Chris Rédempteur ! Alors comprenez moi bien : l’offrande qui sauve est celle DU CHRIST SEUL, elle est UNIQUE ! Mais la LIBATION que nous faisons de notre vie nous ASSOCIE librement à ce sacrifice unique du Christ, et cette ASSOCIATION pour ainsi dire est marquée rituellement PAR L’OBLATION DE PAIN ET LA LIBATION DE VIN  que nous recevons DU CHRIST en personne — « faites cela en mémoire de moi — et que nous consommons à chaque communion eucharistique ! Alors redisons-le : l’oblation et la libation du Christ ne forment QU’UNE SEULE ET MÊME OFFRANDE avec la remise de sa vie au Père sur la Croix, et c’est ça qui fait que le pain et le vin consacrés — c’est-à-dire constitués en oblation et en libation en mémoire du Christ et de son dernier repas — ; voilà ce qui fait du pain et du vin consacrés VÉRITABLEMENT LE CORPS ET LE SANG DE JÉSUS offerts pour la Rémission des péchés !

Alors bien sûr : le repas que Jésus célèbre avec ses disciples est un repas PASCAL, mais il faut voir plus large dans la mesure où le rituel de la Pâque institué à la sortie d’Égypte n’est pas donné pour tourner simplement sur lui-même, mais pour informer — c’est-à-dire donner leur forme, leur sens profond à tous les sacrifices du MiShKâN. Toutes les offrandes du MiShKâN puisent leur signification et leur raison d’être dans l’événement de la Sortie d’Égypte, de la Montée depuis l’Égypte. Donc il est normal qu’on retrouve ces mêmes offrandes dans l’interprétation chrétienne de la Pâque du Christ. Il faut vraiment essayer de sortir de ces interprétations unilatérales de notre Occident obnubilé par le cloisonnement des affaires : un événement = un seul sens ! Eh bien non : en Orient, les mêmes événements peuvent en revêtir plusieurs qui s’enrichissent les uns les autres comme une dynamique de vie infiniment plus féconde que nos sèches interprétations d’archivistes ! Du coup, comme le sacrifice du Christ est unique — ce que rappelle vigoureusement l’épître aux Hébreux — au sens où il est l’Agneau de l’Offrande, il nous reste, pour nous unir à son sacrifice, à offrir chaque dimanche l’oblation de farine et la libation de vin qui lui est attachée ! Ou pour aller au plus loin, puisqu’il ne s’agit pas simplement d’offrir des offrandes extérieures mais de NOUS offrir à travers elles : il nous reste à NOUS OFFRIR en libation de vin accompagnant le sacrifice de l’Agneau sur l’autel de la croix, pour reprendre tout simplement ce que dit Paul dans l’épître aux Colossiens : « Maintenant je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous ; ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ dans ma propre chair, je l’accomplis pour son corps qui est l’Église. » (Col 1,24). Or comment cette offrande est-elle marquée ? « Si je dois verser mon sang en libation sur le sacrifice que vous offrez à Dieu par votre foi, je m’en réjouis et je partage votre joie à tous. Et vous, de même, réjouissez-vous et partagez ma joie. » (Phi 2,17-18), ou plus explicitement encore : « Moi, en effet, je suis déjà offert en libation, le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. » (2Tim 4,6) Eh bien cette libation est marquée par le pain et le vin qui forme le cœur de l’offrande eucharistique. Dit autrement : offrir le pain et le vin au cours de l’eucharistie, c’est bel et bien nous attacher à l’unique sacrifice sanglant du Christ en Croix qui nous donne de pouvoir nous offrir avec lui dans la mesure où l’offrande de l’Agneau NE SERAIT PAS COMPLET s’il n’y avait pas cette offrande végétale que le Christ Lui-même nous convoque à offrir en lien avec son sacrifice en croix : « Vous ferez cela en mémoire de moi ! » Non pas “en souvenir” de moi, mais en MÉMORIAL : un mémorial tellement efficace que ce pain et ce vin ne sont pas seulement “symboliques” au sens commun du terme mais sont unis au sacrifice du Christ au point de ne former avec lui qu’un seul sacrifice dans la plus pure tradition de la ToRaH de Moïse : le pain et le vin sont VRAIMENT associés au corps et au sang de Jésus sur la Croix qu’ils SONT ce corps et ce sang qui entraîne dans son offrande toute la création que NOUS sommes chargés de lui associer chaque dimanche — quand ça n’est pas chaque jour — pour que l’unique sacrifice du Christ reste à jamais offert dans le monde, de génération en génération. C’est d’ailleurs comme ça que les chrétiens interprètent les v. 13 à 16 de ce ch. 15 : nous sommes, en tant que nations, ces « étrangers » qui vivons AVEC les Fils d’Israël, au sens où rien de ce qui nous est commandé de célébrer ne peut se défaire de cette racine qui nous porte comme un pied franc porte un greffon ! « Si la partie de la pâte — là, il s’agit de l’oblation de farine — prélevée pour Dieu est sainte, toute la pâte l’est aussi ; si la racine de l’arbre est sainte, les branches le sont aussi. De ces branches, quelques-unes ont été coupées, alors que toi, olivier sauvage, tu as été greffé parmi les branches et tu as part désormais à la sève que donne la racine de l’olivier. Alors, ne sois pas plein d’orgueil envers les branches ; malgré tout ton orgueil, ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est la racine qui te porte. » (Rm 11,16-18) Vous voyez comment le livre des Nombres est éclairant pour la foi chrétienne ? Paul en était imprégné ! Donc le ch. 15 n’est pas seulement un ch. procédurier : sans lui, nous passons à côté de cette dimension essentielle de l’Eucharistie qui nous unit au sacrifice de la croix, et à la limite, dans l’ignorance de ces racines spirituelles, on comprend mieux pourquoi nos contemporains n’en voient plus l’utilité… Force est de nous réapproprier ces racines pour en puiser la sève et pouvoir rendre compte intelligemment de l’espérance qu’elle vivifie en nous, pour reprendre l’expression de Pierre dans sa première lettre, ch. 3, v. 15 !

Voilà. Bon, tout ça est trop vite dit, mais on voit mieux où le Christ puise la signification de son sacrifice en l’enracinant dans tout l’ordonnancement du culte de Moïse ! Il ne part pas de rien ; il n’invente rien de nouveau : il rassemble tout en Lui pour donner aux diverses offrandes du Premier Testament de porter leur fruit, un fruit qui demeure au milieu des nations. Alors je vous laisse relire les v. 1 à 16 de ce ch. 15. Nous verrons la suite la prochaine fois. Je vous remercie.
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